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impacts économiques du changement climatique en Europe : élévation du niveau de la mer

Economic impacts of climate change in Europe: sea-level rise

Francesco Bosello, Robert J. Nicholls, Julie Richards, Roberto Roson, Richard S. J. Tol.
Climatic change
23 nov 2011

Cet article utilise deux modèles pour analyser les coûts directs et indirects de l’élévation du niveau de la mer en Europe pour une amplitude de scénarios pour les années 2020 et 2080 Le modèle DIVA estime les impacts physique d’une élévation du niveau de la mer et les coûts économiques directs, en incluant l’adaptation. Le modèle GTAP-EF, évalue les implications économiques indirectes. Sans adaptation, les effets sont significatif avec une grande perte de terre et une augmentation de (l’incidence) des inondations côtières. D’ici la fin du siècle, Malte a la plus grande perte relative, 12% de sa surface totale, suivit, plus loin de la Grèce avec 3,5% de perte. Un coût annuel de 4,4 à 42,5 billions d’euros est estimé pour l’Europe par le CEC (2007) avec une augmentation du niveau de la mer de 22 et 96 cm, respectivement. Le Pays-bas, l’Allemagne, la Pologne, risquent de souffrir d’une perte de capital cumulé non actualisé de 186,410 et 22 billions de US$ pour une élévation du niveau de la mer d’un mètre selon Nicholls and Klein (2005). La protection des côtes est très utilise pour réduire ces impacts et entreprendre de gérer efficacement les seuils de protection qui sont plus haut de 85% dans la majorité des états européens. Les coûts d’adaptation augmentent au fil du temps des années 2020 à 2080, avec l’élévation du niveau des mers. L’échelle va de coûts négligeables dans les années 2020 pour le scénario utilisant la plus basse élévation du niveau de la mer à des coûts de 2,5 milliards de dollars par an d’ici à 2080, selon le scénario le plus élevé. Par exemple, le Royaume-Uni dépenserait un total de 44,5 billion de dollars US (non mis à jour) pour la période de 2001 à 2085, ce qui est la plus grande dépense pour l’UE. Bien que l’impact économique direct de l’élévation du niveau des mers est toujours négatif, l’impact final sur les performances économiques des pays estimés avec le modèle GTAP-EF pourrait être positif ou négatif. Cela est du aux fait que les facteur de substitution, le commerce international, et les modifications des modes d’investissement interagissent avec les possibles implications positives. Les perspectives politiques sont (1) tandis que l’élévation du niveau des mers possède des effets économiques directs et négatifs, les effets généraux sur le PIB sur une base annuelle atteint un maximum relativement faible (-0,2% en Estonie), (2) l’impact de l’élévation du niveau des mers n’est pas restreint à la zone côtière et cela affecte aussi indirectement les pays enclavés (l’Australie a perdu pour l’instant -0,003% de son PIB) et (3) l’adaptation est cruciale pour conserver les impacts négatif à un niveau acceptable.

 

Abstract :

This paper uses two models to examine the direct and indirect costs of sea-level rise for Europe for a range of sea-level rise scenarios for the 2020s and 2080s: (1) the DIVA model to estimate the physical impacts of sea-level rise and the direct economic cost, including adaptation, and (2) the GTAP-EF model to assess the indirect economic implications. Without adaptation, impacts are quite significant with a large land loss and increase in the incidence of coastal flooding. By the end of the century Malta has the largest relative land loss at 12% of its total surface area, followed by Greece at 3.5% land loss. An annual cost ranging from Euros 4.4 to 42.5 billion is the evaluation proposed for Europe by CEC (2007) for a sea level increase of 22 and 96 cm., respectively. The Netherlands, Germany and Poland are expected to suffer a cumulated undiscounted capital loss of US$ 186, 410 and 22 billions for 1 meter of sea-level rise according to Nicholls and Klein (2005).). Coastal protection is very effective in reducing these impacts and optimally undertaken leads to protection levels that are higher than 85% in the majority of European states.

Adaptation costs increase over time from the 2020s to the 2080s, with increasing sea-level rise, and range from negligible in the 2020s under the lowest sea-level rise scenario, to about € 2.3 billion/year by the 2080s under the highest scenario.  For example, the UK spends a total of US$ 44.5 billion (undiscounted) over the period 2001 to 2085, which is the highest expenditure in the EU. While the direct economic impact of sea-level rise is always negative, the final impact on countries’ economic performances estimated with the GTAP-EF model may be positive or negative. This is because factor substitution, international trade, and changes in investment patterns interact with possible positive implications. The policy insights are (1) while sea-level rise has negative and huge direct economic effects, overall effects on GDP on an annual basis are quite small max −0.2% in Estonia) (2) the impact of sea-level rise is not confined to the coastal zone and sea-level rise indirectly affects landlocked countries as well (Austria for instance loses −0.003% of its GDP); and (3) adaptation is crucial to keep the negative impacts of sea-level rise at an acceptable level.

Coastal protection, in its turn, fosters investment in all the countries with a vulnerable coast. Investment thus increases from a minimum of the 0.28% in Slovenia to a maximum of the 83% in Estonia. To meet this extra demand for investment, all regions increase their savings, reducing at the same time the share of income devoted to private consumption. This pattern is especially strong in Ireland (−10%) and Finland (−5%). This may well imply that some European countries will need to adopt a coastal zone management policy that is more integrated and more forwardlooking than is currently the case.

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