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Le climat dans le monde 2001–2010

Le climat dans le monde 2001–2010

Organisation météorologique mondiale
02 jan 2013

Le climat fluctue au fil des saisons, des décennies et des siècles en réponse à des variables naturelles

et anthropiques. La variabilité naturelle du climat à différentes échelles de temps est liée aux cycles de l’orbite terrestre, au rayonnement solaire incident, à la composition chimique de l’atmosphère, à la circulation océanique, à la biosphère et à bien d’autres facteurs. Les changements climatiques sont des changements à long terme de l’état moyen du climat, qui peuvent aussi être liés à des facteurs

naturels. Les changements rapides qui se sont produits depuis le milieu du siècle dernier sont

toutefois dus en grande partie aux émissions anthropiques de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

D’autres conséquences de l’activité humaine influent également sur le système climatique, notamment l’émission de polluants et autres aérosols et la modification de la surface terrestre notamment à cause de l’urbanisation et la déforestation.

La variabilité naturelle à court terme du climat peut souvent être liée à des configurations récurrentes de la pression atmosphérique et de la circulation océanique. Les épisodes El Niño et La Niña, par exemple, sont la conséquence de changements rapides de la température de surface du Pacifique équatorial. Ils ont une influence sur les régimes météorologiques du monde entier du fait des interactions à grande échelle et du transfert de chaleur entre l’océan et l’atmosphère. D’autres phénomènes ont une incidence sur le climat en renforçant ou en affaiblissant les flux d’air à haute altitude désignés sous le nom de courants-jets.

La décennie 2001–2010 n’a pas connu d’épisode El Niño de grande ampleur, associé en général avec un réchauffement du climat mondial (comme ce fut le cas par exemple en 1998, année qui battait alors tous les records de chaleur). La Niña et des conditions neutres ont dominé la période considérée jusqu’au milieu de l’année 2006. Après un bref passage d’El Niño, on a observé un retour de La Niña fin 2007, qui a ramené des températures plus fraîches, suivi d’un court épisode El Niño en juin 2009 avant un épisode La Niña de forte intensité à partir du milieu de l’année 2010. La variabilité à court terme du climat qui en a résulté a peut être masqué certains des effets des changements climatiques à long terme. La décennie 2001–2010 est la plus chaude qui ait été constatée depuis que les paramètres météorologiques ont commencé à être mesurés de façon systématique en 1850 environ. La

température moyenne de l’air au-dessus de la surface terrestre pour cette période est estimée à 14,47 °C ± 0,1 °C, soit un écart de +0,47 °C ± 0,1 °C par rapport à la normale calculée pour la période 1961–1990 (14,0 °C) et de +0,21 °C ± 0,1 °C par rapport à la moyenne de la période 1991–2000. Enfin, cette valeur est supérieure de 0,88 °C à la moyenne calculée pour la première décennie du XXe siècle (1901–1910). La température à l’échelle du globe a accusé une nette augmentation entre 1971 et 2010.

Celle-ci a été, en moyenne estimative, de 0,17 °C par décennie durant cette période, contre seulement 0,062 °C par décennie sur la période 1880–1910. En outre, l’augmentation de 0,21 °C entre la température moyenne de la décennie 1991–2000 et celle de la décennie 2001–2010 est plus marquée que celle qui a été constatée entre les décennies 1981–1990 et 1991–2000 (+0,14 °C) et même entre deux décennies successives quelles qu’elles soient depuis le début des relevés instrumentaux. Neuf des années de la décennie 2001–2010 comptent parmi les dix plus chaudes jamais enregistrées, le record étant détenu par 2010, qui présente une anomalie positive de la température moyenne de 0,54 °C par rapport à la normale de référence (14,0 °C), suivie de près par 2005. La moins chaude est 2008 – anomalie positive estimée à 0,38 °C – qui n’en demeure pas moins la plus chaude des années à Niña jamais constatée.

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