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Reconciliation de deux approches d’estimation de vagues de chaleur de 2010 en Russie

Reconciling two approaches to attribution of the 2010 Russian heat wave

Otto, F. E. L., N. Massey, G. J. van Oldenborgh, R. G. Jones, and M. R. Allen
Geophys. Res. Lett.
22 fév 2012

Dans l’été 2010, l’ouest de la Russie était frappe par une extraordinaire vague de chaleur, la région enregistrant de loin le record du mois de juillet le plus chaud. Le fait que cet évènement soit attribuable au changement climatique d’origine anthropique est controversé. Dole et al. (2011) estime que la vague de chaleur Russe de 2010 est « principalement d’origine naturelle » tandis que Rahmstorf et Coumou (2011) note qu’à une probabilité de 80%, « le record de juillet 2010 n’aurait pas eu lieu » sans le réchauffement climatique à grande échelle depuis 1980, qui a été attribué à l’augmentation anthropique de la concentration des gaz à effets de serre. Ce dernier statue explicitement que ses résultats contredisent ceux de Dole et al. Ici nous utilisons les résultats d’un large ensemble de simulation avec un modèle général de circulation atmosphérique qui montre qu’il n’y a pas de contradiction substantielle entre ces deux articles, puisque le même évènement peut être dans le même temps tout aussi bien généré en termes de magnitude que conduit en terme de probabilité. La différence entre ces deux articles illustre l’importance de spécifier précisément quelle est la question posée en abordant la question de l’attribution d’évènements climatiques individuels à des facteurs externes au climat.

 

Abstract :

In the summer 2010 Western Russia was hit by an extraordinary heat wave, with the region experiencing by far the warmest July since records began. Whether and to what extent this event is attributable to anthropogenic climate change is controversial. Dole et al. (2011) report the 2010 Russian heat wave was “mainly natural in origin” whereas Rahmstorf and Coumou (2011) write that with a probability of 80% “the 2010 July heat record would not have occurred” without the large-scale climate warming since 1980, most of which has been attributed to the anthropogenic increase in greenhouse gas concentrations. The latter explicitly state that their results “contradict those of Dole et al. (2011).” Here we use the results from a large ensemble simulation experiment with an atmospheric general circulation model to show that there is no substantive contradiction between these two papers, in that the same event can be both mostly internally-generated in terms of magnitude and mostly externally-driven in terms of occurrence-probability. The difference in conclusion between these two papers illustrates the importance of specifying precisely what question is being asked in addressing the issue of attribution of individual weather events to external drivers of climate.

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